26.04.2025 — 28.06.2025
Elina 2015-2025, la promesse aux Aymaras
Guillaume Barth
Espace Marais — Paris
à venir
© Guillaume Barth
Photographie de la sculpture en sel et eau, 300 cm de diamètre, Bolivie - Elina est une planète imaginaire conçue à partir de briques de sel selon des techniques artisanales des indiens Ayamaras, peuple de Bolivie, au nord du grand désert de sel. Guillaume Barth y a passé 3 mois pour réaliser son projet, se déployant en une sculpture éphémère (Elina).
© Guillaume Barth
GUILLAUME BARTH
Elina 2015-2025, la promesse aux Aymaras
Vernissage le 26 avril 2025 de 15h à 19h
Du 26 avril au 28 juin 2025
Galerie Jeanne Bucher Jaeger, 5 rue de Saintonge, 75003, Paris
Elina a pris la forme d’un objet métaphysique concret car cette œuvre nous parle de la manière de recréer la vie dans un monde statique.
Elle parle de conscience de soi, de mouvement, de régénération et de guérison, d’une fécondation en fluidité au cœur d’une réalité invivable.
Cette oeuvre, en forme de genèse de la première cellule oeuf primordiale (le zygote) se développant au coeur d’un monde aride nous parle d’un processus intime et délicat de re-création du monde, et donc de soi – et de l’effort nécessaire à tout changement, qui est la source de la transformation de la réalité dont nous faisons tous subjectivement l’expérience.
Elina nous parle de comment nous ajuster, elle est une invitation au méditatif, à la plongée introspective et à la contemplation active afin d’embrasser la vie. Guillaume Barth nous donne un modèle de fonctionnement concret et poétique en recréant et réinventant sa réalité au sein du monde phénoménal. Il prend un nouveau départ et se sert de ce chemin vivant du tour, il nous montre qu’il est possible de réaliser un générateur exponentiel de conscience, de soi et du monde, dans un élan d’une générosité certaine. Il ne s’est pas changé en statue de sel, son alchimie personnelle l’a amené à réaliser un changement d’état, car la vie n’est que changement permanent. Il est en phase avec notre époque.
La philosophie se doit de repenser l’infini, là ou l’art se le permet depuis longtemps. La science s’ouvre lentement à l’irrationnel, à l’inacceptable pour notre culture occidentale dualiste : à savoir que le soi et le monde ne sont pas séparés, que nous créons notre réalité, assurément, simplement en la pensant, en la désirant, avec nos systèmes de croyances, et toutes les preuves tangibles de la correspondance entre esprit et matière sont là pour nous inviter à faire notre expérience au coeur des ces constats.
Mais les artistes comme Guillaume créent au cœur de ces variables, d’une manière empirique et symbolique non pas abstraite mais très effective, en réalisant un poème vibrant qui parle de la création et de la réalisation de soi, et c’est une chose bien trop rare pour ne pas la souligner.
Il n’est pas étonnant que cette image-manifestation en forme d’∞ redressé en 8, qui après être retournée au vide fasse sa vie d’embryogenèse, et qu’elle grandisse et se répande en inspirant autour d’elle.
Joachim Montessuis,
extrait du texte d’introduction de la publication « Elina » octobre 2018